Les mentions attendues
- Le fournisseur : nom et lieu, tels qu'il apparaît sous ce nom dans les transactions commerciales.
- Son numéro IDE avec la mention TVA (
CHE-123.456.789 TVA), dès qu'il s'agit d'une facture. - Le destinataire : nom et lieu — sauf ticket de caisse jusqu'à 400 francs.
- La date de la prestation ou de la livraison, quand elle diffère de la date d'émission.
- La nature, l'objet et l'étendue de la prestation : « denrées » ne suffit pas, « 12 kg de farine » oui.
- La contre-prestation et le taux de TVA, ou le montant de TVA s'il est déjà séparé.
Les cinq justificatifs qui posent problème en restauration
| Le cas | Le problème | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Ticket thermique du marché | L'encre s'efface en quelques mois | Photographier le jour même ; la photo devient la pièce conservée |
| Achat privé mêlé à l'achat pro | L'écriture n'est pas justifiable telle quelle | Séparer les deux au moment de payer, ou annoter et ventiler |
| Facture reçue par e-mail | Elle ne rejoint jamais le classeur | L'enregistrer comme n'importe quel autre justificatif, à la date de la dépense |
| Pourboire ou dépense sans pièce | Aucune pièce n'existe | Quittance interne datée, signée, avec le motif — et pas d'habitude prise |
| Le même ticket saisi deux fois | Le solde et la TVA sont faussés | Une détection de doublons qui signale sans supprimer |
Quand le ticket a vraiment disparu
Il ne s'agit pas de renoncer à l'écriture — une dépense réelle non enregistrée fausse le solde autant qu'une écriture sans pièce. On enregistre la dépense, on établit une quittance interne datée mentionnant le fournisseur, le montant, le motif et la personne qui a payé, et on demande un duplicata au fournisseur quand c'est possible.
La photo suffit-elle ?
Oui : la conservation électronique est admise dès lors que l'intégrité et la lisibilité sont garanties pendant les dix ans de conservation (Olico). Ce qui compte, c'est que l'image ne soit ni retouchable ni détachable de l'écriture qu'elle justifie — pas qu'elle soit sur papier.
- Photographier au moment de la dépense, pas en fin de mois : c'est le seul moyen que le ticket thermique soit encore lisible.
- Rattacher l'image à l'écriture, et non à un dossier partagé où plus personne ne la retrouve.
- Garder l'empreinte du fichier, pour prouver qu'il n'a pas changé — et pour repérer les doublons.
Le justificatif reste avec l'écriture
Photo prise à la saisie, doublons détectés, dossier complet à l'export. Essai gratuit, sans carte bancaire.
Questions fréquentes
Une photo de ticket est-elle un justificatif valable en Suisse ?
Oui, la conservation électronique est admise si l'intégrité et la lisibilité du document sont garanties pendant les dix ans de conservation. C'est précisément ce que le ticket thermique d'origine, lui, ne garantit pas.
Que faire d'une dépense cash sans justificatif ?
L'enregistrer quand même — l'omettre fausse le solde — en établissant une quittance interne datée avec fournisseur, montant, motif et payeur, et en demandant un duplicata si c'est possible.
À partir de quel montant le ticket ne suffit-il plus ?
400 francs. Jusque-là, un ticket de caisse sans nom de destinataire fait l'affaire ; au-delà, le destinataire doit figurer sur le document.